Les traitements contre la chute de cheveux

Lorsque l’alopécie s’avère pathologie, le dermatologue opte pour des prescriptions médicamenteuses.

La pelade sévère se soigne par les corticoïdes, la maladie dermatologique ou la maladie inflammatoire par des antifongiques ou anti-inflammatoires locaux, le lichen par des corticoïdes, la teigne par des antimycosiques…

Pour l’alopécie chronique, est prescrit le Minoxidil, lotion ayant depuis longtemps fait ses preuves et considérée comme l’un des traitements les plus efficaces pour la repousse et l’épaississement. Elle dilate les vaisseaux sanguins, entraînant une meilleure irrigation du cuir chevelu pour augmenter l’apport nutritionnel du follicule pileux. Mais ce traitement est à vie, non remboursé et contraignant: deux applications par jour pouvant laisser les cheveux gras et aggraver la pilosité.

La femme peut aussi être traitée que par des anti-androgènes lorsqu’est détectée une hyper-androgénie. Utiles en début d’alopécie, ils ne l’empêcheront pas à terme.

L’Aminexil est un traitement médicamenteux qui prolonge la durée de vie du cheveu. Il lutte contre la rigidification de la gaine de collagène entourant la racine du cheveu. Le cheveu, mieux ancré dans le cuir chevelu, chute moins (-75 %).

Le traitement anti chute le plus efficace est l’anti-DHT. Son actif contre la conversion de la testostérone en DHT en inhibant l’enzyme permettant cette conversion (enzyme 5-alpha-réductase). Deux médicaments existent. Le finastéride (Propecia) entraîne une stabilisation de la calvitie, voire une repousse plus ou moins importante. Cependant ses effets secondaires d’ordre sexuels sont encore méconnus, il est contre-indiqué pour les femmes (sauf ménopausées) et il n’est efficace que le temps du traitement. Le dutastéride, largement plus efficace, est peu conseillé car ses effets secondaires à long terme sont inconnus.

Les autres techniques au secours de l’alopécie

Dans la lutte contre la perte esthétique que constitue la chute de cheveux, il ne faut pas sous-estimer le recours à la perruque et la prothèse capillaire (volumateur), de même que des vaporisateurs et poudres récemment apparus, camouflant de façon étonnante une chevelure clairsemée.

En chimiothérapie, une technique de casque réfrigéré refroidit le cuir chevelu lors de l’administration du traitement afin de diminuer l’irrigation sanguine des follicules pileux ainsi moins exposés.

Une technique donne de bons résultats dans la croissance des cheveux: la LLLT (Lower Level Laser Therapy) Cette thérapie par laser de basse énergie, sans effet secondaire et accessible à tous, stimule la croissance des cellules au niveau des follicules pileux, accélérant, voire réactivant la pousse.

La greffe de cheveux

La chirurgie capillaire est l’ultime option contre la calvitie. Contraignante et coûteuse, elle est cependant fréquemment utilisée car définitive, quasi-indolore, avec des suites opératoires mineures.

Excellente indication pour les alopécies cicatricielles, traumatiques ou androgéniques de la femme, elle ne doit intervenir dans les autres alopécies que lorsque les traitements médicamenteux ont échoué. En amont, le praticien doit bien évaluer ces indications car un mauvais résultat provient souvent d’une mauvaise identification de l’alopécie entraînant une prise en compte erronée de son évolutivité (exemple: une AAG non stabilisée chez les moins de 30 ans).

Pratiquée sous anesthésie locale, la micro-greffe consiste à prélever une bandelette de cheveux sur la partie du cuir chevelu préservée (souvent occipitale), à la découper en unités folliculaires (groupements de 1 à 4 cheveux assemblés naturellement dans le cuir chevelu) ensuite réimplantées par micro-incisions dans la zone dégarnie (souvent fronto-pariétale). Les familles de 1 à 2 cheveux sont implantées à l’avant, celles de 2 à 4 à l’arrière, pour respecter l’agencement capillaire naturel, ce qui est essentiel tant pour une bonne prise du greffon que pour un résultat le plus naturel possible (Avec des greffons placés dans le mauvais sens, les cheveux pousseront dans tous les sens. Un robot peut assister le chirurgien lors du prélèvement). Pour finir, la zone donneuse est recousue, ne laissant qu’une fine cicatrice imperceptible. Une récente technique de suture permet de faire repousser des cheveux au travers de cette cicatrice. Les résultats sont visibles au bout de 6 mois et définitifs au bout d’un an.

L’amélioration est certes esthétique mais aussi psychologique car cette solution est définitive, la seule: les cheveux implantés ne tomberont jamais puisqu’ils proviennent de zones préservées. Cependant la micro-greffe ne peut recouvrir tout le crâne, la couronne ne possédant pas assez de cheveux.

En complément des implants capillaires, lorsque la zone receveuse est très dégarnie, une seconde opération peut être envisagée: la réduction de tonsure: la partie lisse est retirée et les parties chevelues sont rapprochées.

Dernière avancée technologique, la FUE (Follucular Unit Extraction) révolutionne la greffe de cheveux car elle prélève non plus une bande mais des unités folliculaires une à une, sans laisser de cicatrice sur l’arrière du crâne. Longtemps réservée aux petites calvities, son évolution constante permet de prélever de plus en plus de greffons (jusqu’à 3000). Cette intervention manuelle longue peut en partie être automatisée.

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